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Leonardo PADURA FUENTES est né à La Habana en 1955. Diplômé de littérature hispano-américaine, il est romancier, essayiste, journaliste et auteur de scénari pour le cinéma. Il a obtenu le prix Café Gijón 97 et le prix Dashiel Hammett 98 et 99 ainsi que le prix des Amériques Insulaires 2002 et encore une fois le Hammett en 2006 pour La Neblina del Ayer.
« Lire le journaliste et écrivain Leonardo Padura, c'est comme sentir pour la première fois l'écrasante et nonchalante moiteur des tropiques. On en ressort aveuglé et essoufflé. Et Mario Conde, le héros fétiche de Leonardo Padura, un flic vieilli avant l'âge, amateur de rhum, l'est souvent, aveuglé et essoufflé. Aveuglé par ses souvenirs et par la chute de quelques idéologies poussives et essoufflé par quelques chicas et quelques verres de trop. » Myriam Perfetti in Marianne, septembre 2001
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« Un polar émouvant, musical, où les fantômes d'antan resurgissent dans un halo de mélancolie, pour l'amour d'une femme disparue. »
André Clavel, TV5 Monde
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LES BRUMES DU PASSÉ (La neblina del Ayer)
La Havane, été 2003. Il y a 14 ans que l’inspecteur Mario Conde a quitté la police et pendant cette période il s’est passé beaucoup de choses à Cuba : l’économie et les mentalités ont été bouleversées. Maintenant le Conde gagne sa vie en faisant le commerce de livres anciens. Il découvre une magnifique bibliothèque qui lui ouvre des perspectives financières éblouissantes pour lui et ses amis de toujours, Carlos le Flaco, Josefina la cuisinière des miracles et Tamara l’amour éternel…. Mais dans l’un des volumes il trouve une page de revue avec la photo de Violeta del Rio, une chanteuse de boléro des années 50, qui annonce qu’elle abandonne la chanson.
Leonardo Padura parle clairement ici de ce qu’est devenu Cuba et des désillusions des gens de sa génération, "des Martiens" pour les plus jeunes mieux adaptés à l’envahissement du marché en dollars, aux combines et à la débrouille. Un beau roman sur l’amour des livres, de la culture et de la poésie si populaire des boléros. On reste longtemps marqué par la mélancolie et l’atmosphère de ce livre.
Éditeur : Métaillé, 2006
Traduction de l'espagnol (Cuba) par René Solis
ISBN : 2-86424-586-5
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Entretien de Leonardo Padura avec Christine Lévêque (Courrier international, mai 2006) Ici.
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ADIOS HEMINGWAY
Mario Conde a quitté la police cubaine pour se consacrer à l'écriture et au commerce des livres anciens, secteur très florissant dans La Havane dont la décadence se poursuit inexorablement. Au cours de travaux dans le jardin de la maison-musée d'Ernest Hemingway, un cadavre a été déterré. On fait appel au Conde. Dans l'ancien enclos des combats de coqs, le cadavre portait un insigne du FBI, dans la boîte sur la dernière étagère du placard des traces du passage d'Ava Gardner, dans la mémoire des vieux une mitraillette Thompson...
Ce n'est pas facile d'enquêter sur un romancier de la taille de Papa quand on entretient avec son image et ses oeuvres des rapports ambigus d'admiration-haine, mais Mario va retrouver des amis de son grand-père qui lui raconteront ce monstre sacré, malade, généreux, odieux, paranoïaque, inoubliable. Il ira jusqu'au bout de l'enquête, au risque de mettre à mal les idées reçues.
Éditeur : Métaillé, 2005
Traduction de l'espagnol (Cuba) par René Solis
ISBN : 2-86424-527-2
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« Padura est un cas. Il n'entre pas dans les catégories bien pensantes actuelles. Il vit à La Havane et ne peut concevoir de vivre hors de son quartier de Mantillia.
Le manichéisme contemporain exigerait qu'il vive en exil. Il pense en écrivain, pas en politique. »
Anne-Marie Métailié dans L'amateur de cigare, Été 2003.
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Trois des titres de la tétralogie « Les Quatre Saisons » débutée en 1998 et qui inclut Mort d'un chinois à La Havane, 2001 : les enquêtes de Mario Conde, flic à la criminelle de La Habana.

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Vents de Carême, la dernière affaire officielle de Conde, est parue en janvier 2004. Depuis sa retraite, Mario Conde a enquêté sur Hemingway (Adios Hemingway, 2005) et sur Violeta del Rio (Les Brumes du passé, 2006). |
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José LATOUR, dont les grands-parents paternels sont français, est né et a vécu à La Habana pendant un demi-siècle travaillant pour le ministère des Finances, la Banque centrale et le ministère du Sucre. Grand voyageur, grand lecteur, il se passionne pour le polar. Il est l'auteur d'une dizaine de romans écrits en anglais, parmi lesquels ont été traduits Le Fugitif de La Havane (Plon, 2001) et Nos amis de La Havane (du Rocher, 2005). Vice-président de l'Association internationale des auteurs de polar pour l'Amérique latine de 1998 à 2002, il est considéré comme un maître du roman noir cubain par Martin Cruz Smith, auteur de Havana Bay et Gorki Park. Il habite Toronto depuis 2002.
LE FUGITIF DE LA HAVANE ≈ « Un polar nerveux, tendre et cruel, et finalement palpitant jusqu'à la dernière ligne. Autour d'Eliot Steil, un drôle de prof d'anglais cubain désabusé et pathétique qui se transforme en vengeur masqué impitoyable dès son arrivée à Miami, José Latour tisse un extraordinaire tableau de la société cubaine (du début des années 90), et de la société des exilés cubains de Miami. En boni, une histoire d'amour traverse ce roman qui ne manque décidément pas de souffle caraïbe. » Daniel Martin, Magazine Littéraire, nov. 2001 « Un roman remarquable, à la fois un thriller passionnant et un portrait subtil et en profondeur de la société cubaine » New York Times
NOS AMIS DE LA HAVANE ≈ Fille d'un ancien dignitaire cubain, Elena vit à La Havane où elle donne des cours à des enfants handicapés. Elle habite avec son frère Pablo, un petit magouilleur aux revenus illicites. Le capitaine Trujillo, de la police nationale, découvre dans la chambre de Pablo des cassettes porno illégales. Deux sympathiques touristes, Sean et Marina, refont leur apparition. Car leur présence n'était pas due au hasard, mais liée à une histoire qui remonte à l'époque de la révolution castriste.

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Natif en 1958 et résident de Santa Clara, Lorenzo LUNAR CARDEDO affirme : « Dans les années 90, la prostitution, le chômage, la corruption et d'autres plaies disparues (ou contenues) pendant trente ans reprenaient leur place dans le quotidien d'une vie qui cherchait à s'adapter aux nouvelles conditions, et cela ne pouvait pas passer inaperçu pour ceux qui prétendaient se mêler véritablement de littérature. » Lunar est directeur de la revue Fantoches, dédiée au roman noir.
Son inspecteur Leo Martin est chef de police d'un quartier marginal de Santa Clara pendant les années les plus dures de la Revolución, la Periodo Especial. Selon le grand romancier mexicain Paco Ignacio Taïbo II, Lunar est « une des voix fondamentales du nouveau roman policier latino-américain ».
BIBLIOGRAPHIE
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El último aliento, Capiro, Cuba 1995
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Échame a mí la culpa, Capitán San Luis, Cuba 1999
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Cuesta abajo, Capiro, Cuba 2002
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El que a hierro mata, Ojo x Ojo Ediciones, Cuba 2002
≈ De dos pingue, Editorial Capiro, Cuba 2004
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Polvo en el viento, Plaza Mayor, Puerto Rico 2005
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El preso de la celda raíz cuadrada de 169, EDAF, España 2005
LES ENQUÊTES DE LEO MARTIN :
≈ QUE EN VEZ DE INFIERNO ENCUENTRES GLORIA
« À 3 heures du matin, on frappe chez Leo Martin, chef de police du quartier Condado. Ce n'est pas la fin de semaine, y a pas de rhum dans les bars et en plus, il fait un froid de canard. Martin comprend qu'il s'est passé quelque chose de grave et il ouvre. En face de lui, El Jabao. « On a tué le vieux Cundo », dit-il. Ainsi commence son enquête sur la mort d'un vieux solitaire alcoolique. » Leopoldo Luis, site cubain Esquife Éditeur Editorial Zoela, España 2003.
≈ LA VIDA ES UN TANGO
Second polar mettant en scène Leo Martín, chef de police du quartier Condado de Santa Clara durant la Período Especial (1993- 1994). Une affaire de contrebande de verres fumés pour femmes, en apparence inoffensif mais qui entraîne la mort du jeune Maikel et de Pedro Pechoemulo, criminel de petite envergure. Au centre de l'enquête apparaît Tania, une jeune fille que Martin, alors adolescent, avait protégé comme sa petite soeur. Éditeur Editorial Almuzara - Tapa Negra, España 2005.
≈ USTED ES LA CULPABLE
À l'époque, on pouvait mourir la tête éclatée. Comme cet homme vêtu de blanc, le cerveau écrasé par un martelet de cordonnier. La víctime se nomme Panchita et il venait d'arriver de Varadero, paradis de la prostitution, des petits traffics et des policiers corrompus. Panchita n'est pas fiché par la police de Santa Clara mais les putes du quartier le connaissent : La Cuqui, Cleopatra Mantecado, la China ou Tania avec son regard si triste… Et Raquel. Raquel?, la fille de son amie d'enfance et militante des jeunesses communistes ? Leo Martín voit son univers se désintégrer et se demande une fois encore pourquoi il a choisi d'être flic dans son quartier natal. Editorial Almuzara - Tapa Negra, España 2006.
Lunar a remporté plusieurs prix, dont :
Premio de la Segunda Bienal Nacional de narrativa,Cuba 1994.
Premio de la Tercera Bienal Nacional de narrativa, Cuba 1996.
Premio Nacional de novela policial, Cuba 1996.
Premio Internacional de relato policial "Semana Negra" Gijón, España 1999.
Premio Nacional de cuento erótico Camagüey, Cuba 2000.
Premio Internacional de Relato Policial "Semana Negra" Gijón, España 2001.
Premio Nacional de cuento erótico Camagüey, Cuba 2001.
Premio Internacional de Relatos Policiales de la AIEP de Bulgaria, 2002.
Finalista en el Premio Umbriel, 2003.
Et les prix Brigada 21, NOVELPOL et une mention au Hammett 2004 pour Que en vez.
En 2006, pour la 2e fois, le prix Brigada 21; cette fois pour Vous êtes la coupable (Usted es la culpable)
L'auteur n'a pas été traduit en français (ni en anglais), sauf pour Que en vez (ou El lodo y la muerte) publié en 5 parties dans la revue Courrier International sous le titre « La boue et la mort » en juillet 2005 dans une série consacrée aux nouvelles noires.

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Natif de Santiago de Cuba en 1957 et résident de La Habana, Amir VALLE OJEDA met en scène le policier havanais Alain Bec. Ses cinq enquêtes : Las puertas de la noche et Si Cristo te desnuda en 2001, Entre el miedo y las sombras en 2003, Últimas noticias del Infierno en 2005 et Santuario de sombras en 2006.
Ses autres romans : Ciudad Jamás Perdida en 1998, Muchacha azul bajo la lluvia en 2001, Se alquila un planeta en 2002, Los desnudos de Dios en 2004 et une enquête-choc censurée à Cuba : Jineteras (Habana Babilonia o Prostitutas en Cuba) traduit en anglais chez Planeta en 2006. Son dernier ouvrage, en 2006, Las palabras y los muertos est un roman historique. Il est publié en allemand chez Köhl mais toujours pas en français ni en anglais. Parmi ses prix :
Premio Nacional de Novela José Soler Puig 1999
Premio Nacional de Novela Erótica La Llama Doble 2000
Premio Nacional de Novela Erótica La Llama Doble 2002
Premio Vargas Llosa 2006 à Murcia, España pour Las palabras y los muertos
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Suite à la controverse créée par Jineteras, l'auteur, victime selon lui d'un acte de piraterie (son manuscrit original fut volé, photocopié et distribué en 2000 avant sa version finale) argumenta cette affaire en 2005 et « les multiples représentations de la vérité » dans la revue littéraire cubaine Umbral No 17 et obtint un contre-argument de Elena Yedra Blanco, prof de littérature cubaine à l'université Las Villas dans le No 19 de la publication. Le romancier, son épouse et son enfant vivent depuis un an à Berlin d'où il disait en décembre 2006 qu'il reviendrait vivre à Cuba « à ses conditions ». La citation en exergue de cette page est sienne.

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Daniel CHAVARRÍA est considéré comme un des grands écrivains de la littérature espagnole. Seul auteur latino-américain à remporter le prix Edgar Allan Poe, on le place sans hésitation au niveau de ses collègues auteurs de romans policiers et lauréats du Poe, les Raymond Chandler, John Le Carré et Frederic Forsyth. Son histoire personnelle est aussi passionante que ses romans.
Né en Uruguay en 1933, il voyage en Europe durant les années 50 et passe de professeur de langues au Maroc, guide au musée du Prado, docker à Hambourg, infirmier à Londres à vendeur de ceinturons en Italie. De retour en Amérique Latine, il se joint aux Tupamaros et parcourt l'Uruguay, l'Argentine et le Brésil où il vit avec des chercheurs d'or. Guérillero castriste en Bolivie, traqué par la police, il s'échappe en Amazonie, déguisé en prêtre.
En 1967, il détourne un avion qu'il oblige à atterrir à Cuba où il vit depuis 1969. Chavarría, qui se dit auteur cubain, parle cinq langues et fut prof de latin et de grec et traducteur de littérature allemande de 1975 à 1986. Il enseigne aujourd'hui la littérature classique à l'université de La Habana.
Parmi ses nombreux prix, le Capitán San Luis en 1978 pour le meilleur roman policier cubain des années 70 pour sa première œuvre, Joy, le Dashiell Hammett en 1992 pour Alla Ellos, le Casa de las Américas en 2000 pour Le Rouge sur la plume du perroquet, le Edgar Allan Poe de la Mystery Writers of America de New York en 2001 pour Adios Muchachos, le Alejo Carpentier pour Viudas de Sangre en 2004 et le Ciudad de Palma "Camilo José Cela" en 2005 pour Priapos.
Le romancier affirme voir « le monde divisé entre les bons et les méchants, les anges et les démons mais il ne faut pas se perdre en chemin. Il faut toujours savoir où se trouve le nord. Mon ennemi personnel est l'appareil militaire états-unien. »
TRADUITS EN FRANÇAIS
BOOMERANG ≈ Tony Santa Cruz est plongeur. Il vit chichement du poisson qu'il attrape dans les profondeurs sous-marines. Un beau jour, c'est la pêche miraculeuse : il découvre des pièces d'or frappées du sceau de Philippe III d'Espagne. Ici, à Cuba, la banque les évalue à un tas de dollars, plus de cinq mille chacune, mais à l'étranger, elles peuvent valoir sacrément plus. C'est l'occasion d'émigrer aux États-Unis avec sa mère. Margaret Gaylord est une aventurière qui n'a pas froid aux yeux. Quand elle jette ses filets, c'est pour ramener une grosse prise. Comme Tony et ses écus espagnols. Mais c'est bien connu : là où il y a de l'or, il y a aussi du sang. Écrit avec Justo Vasco. Titre original en 1992 : Contracandela Éditeur Rivages/Noir 1999 ISBN 2-7436-0481-6
ADIOS MUCHACHOS ≈ Alicia, la jolie prostituée, pédale sur son vélo dans les rues de La Havane pour attirer chez elle l'étranger qui apportera des dollars pour sa famille. Juanito, sa dernière prise, lui propose un étrange marché. Mais il a tellement de charme... Le couple infernal met au point une sombre machination avec enlèvement et demande de rançon. Pourtant, l'affaire tourne mal et un troisième personnage, insignifiant, va détourner à son profit la belle arnaque. Le sexe, l'argent mènent le jeu avec en toile de fond Cuba et sa difficile vie de tous les jours. Éditeur Rivages/Noir 1997 ISBN 2743601981
LE ROUGE SUR LA PLUME DU PERROQUET ≈ Alberto Rios a un nouveau nom et des faux papiers impeccables. Détenteur d'un solide compte en banque, aucun de ceux qui veulent l'assassiner n'aurait l'idée de le chercher à Cuba. Il partage son temps entre Rome et Cuba; car à La Havane, il est tombé amoureux d'une bombe sexuelle nommée Bini, une rencontre qui va changer sa vis à tous points de vue. Il faudra une incroyable conjonction de facteurs - une prostituée adepte de la santeria, un accident de la route et une paire de chaussures - pour qu'il puisse 'retrouver un fantôme de son passé qu'il croyait hors d'atteinte. Dans ce thriller machiavélique en forme de puzzle, Daniel Chavarria mêle érudition, érotisme et suspense. Il mène aussi un combat contre les tortionnaires qui ont fait les tristes jours de la dictature militaire en Amérique latine. En anglais : Tango for a torturer Éditeur Rivages/Noir 2005 ISBN 2743614005
EN ESPAGNOL SEULEMENT
JOY ≈ Un intrigant mélange de crime et d'espionage dans lequel le cultivé et polyglotte Mayor Alba, expert en karaté et membre du contre-espionage scientifique cubain tente de détourner un complot de la CIA destiné à mettre en ruines l'industrie citrique de Cuba. Éditeur Letras Cubanas, 1997 ISBN 959-10-0369-2
UNA PICA EN FLANDES ≈ Rédigé de façon conventionnelle mais avec un structure inhabituelle, on y trouve trois personnages et les vies conflictuelles qu'ils entretiennent avec leurs parents. Dédié aux cinq antiterroristes cubains (Los Cincos) emprisonnés aux USA, l'œuvre résulte d'un indignation permanente de l'auteur depuis la venue au pouvoir de George W. Bush. « Les 5 sont des fleurs d'une variété cubaine et Cuba est la société la plus juste du monde où l'on subit néammoins des carences et des inéquités mais qui importent peu à côté des grandes vertus. », déclare Chavarria. Éditeur Letras Cubanas, 2004
VIUDAS DE SANGRE ≈ Un roman cosmopolite situé dans les années 50 dans le sud de Cuba, plus exactement dans les méandres et marais de la Cienaga de Zapata où vivent de pauvres gens humbles, des charbonniers et des chasseurs miséreux mais remplis d'amour qui se voient un jour confrontés à une princesse russe tsariste et un millionaire états-unien. L'épopée commence et sera contée sur 728 pages. Un immense succès à Cuba. Éditeur Letras Cubanas, 2004
LO QUE DURA, DURA ≈ « Portrait de la grouillante masse havanaise, de ses traffics clandestins et de ses consoeurs spirituelles de la santeria. Conjuguée à l'égalité révolutionnaire prodiguée par le régime, ses personnages calqués sur ceux d'une tragédie grecque, version yoruba, affrontent la marginalité et un destin inattaquable. L'absence de critique politique égratigne néammoins la réalité touristique telle que présentée par les Cubatur et Sol Melia. » Juan Luis Calbarro sur son blogue. Éditeur Ediciones B, Madrid, 2005
PRIAPOS ≈ Une histoire cubaine mettant en scène un médecin havanais fraîchement diplômé. Envoyé en mission dans une région éloignée de l'île, il y trouve une situation incroyable. Presque tous les hommes du patelin souffrent d'une condition ithyphallique : leur pénis est en érection permanente. L'auteur admet qu'il a créé une fantaisie embarrassante et amusante mais qui pourrait se produire un jour. Éditeur Letras Cubanas, 2005
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Se déroulant dans la période spéciale de 1994-1995 après l'abandon de Cuba par les Russes , ses deux premiers romans traduits en français nous jettent sa ville à la tête, de plein fouet, sans ménagement, dans une langue crue, libre, étourdissante. Sa Havane à lui c'est celle du corps, la faim, l'insalubrité, les heures perdues à la recherche d'un dollar ou d'un morceau de pain, la promiscuité et la prison, quand on a la malchance de tapiner au mauvais endroit. Pedro Juan a cessé de se poser des questions. Il prend ce qui arrive comme ça arrive, en essayant de ne pas penser ! Il a ses bonnes adresses, pour le "bizness", pour la nourriture, et pour le cul ! Pour le reste, on essaie de ne pas tomber dans la déprime...
BIBLIOGRAPHIE
≈ Recueils de poésie (1980-2005) : liste ici.
≈ Vivir en el espacio. Del sueño a la realidad (1989)
≈ Polizón a bordo. Cuentos (1990)
≈ Cuentos de La Habana Vieja (1997)
≈ Trilogía sucia de La Habana (1998)
≈ El Rey de La Habana (1999)
≈ Melancolía de los leones (2000)
≈ Animal Tropical (2001)
≈ El insaciable hombre araña (2002)
≈ Carne de perro (2003)
≈ Nuestro GG en La Habana (2004)
≈ El nido de la serpiente : Memorias del hijo del heladero (2006)
≈ Pobre Diablo (2007)
TRADUITS EN FRANÇAIS
TRILOGIE SALE DE LA HAVANE ≈ Malgré les fulgurances de la danse et du rhum, La Havane est une ville assombrie par la pénurie et le désespoir. Le narrateur déchu y vit dans la crasse et le sperme. Pas de philosophie ici, aucun manichéisme. Juste un homme, centré sur son sexe, ses maîtresses et ses angoisses. À la manière d'un Henry Miller, Gutiérrez sait, dans une langue vive et savoureuse, restituer le caractère essentiellement poétique, extrême, suicidaire mais constructeur de la vie sexuelle. Un roman au rythme de salsa ! Editeur 10/18 2003
LE ROI DE LA HAVANE ≈ Dans la vieille ville, toute de décrépitude et d'idéaux disparus, un adolescent soupçonné de meurtre fait ses armes et apprend la vie. Plus rien ne lui importe, sinon la survie et la liberté. Ainsi deviendra-t-il " le roi de La Havane " tant son attirance, animale et fatale, pour la crasse, le sexe, est forte. Plus forte que lui. Une langue en feu d'artifice, un érotisme débarrassé de remords, un regard à la fois tendre et terriblement cynique sur le Cuba du castrisme crépusculaire : l'une des grandes " expériences " de la littérature latino-américaine contemporaine. Editeur Albin Michel 2004
ANIMAL TROPICAL ≈ Gutiérrez quitte la moiteur aphrodisiaque de Cuba pour Stockholm où il est invité à un colloque littéraire. C'est pour lui l'occasion d'explorer l'Europe sous l'angle de la jouissance avec deux femmes amoureuses. L'une est métisse et porte le feu de Cuba dans le corps ; l'autre, Suédoise, résume l'érotisme européen. Entre les deux, et au rythme de truculentes anecdotes, cet " animal tropical " approfondit sa vision du monde, et surtout son écriture dont l'idéal, comme chez Henry Miller, est qu'elle atteigne la puissance de l'orgasme. Editeur 10/18, 2005
MOI ET UNE VIEILLE NÉGRESSE VOLUPTUEUSE (Yo y una lujuriosa negra vieja ) ≈ Premier recueil de poésie de l’écrivain à paraître en français, cette édition bilingue (espagnol-français) des poèmes du romancier cubain est accompagnée d’un cd où quelques-uns des poèmes de l’écrivain sont récités par la voix chaude de leur créateur. Editeur Lanctôt, Montréal 2006 ISBN 2-89485-299-1
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